Une fois préparés, les ovocytes et les spermatozoïdes recueillis sont mis en contact pendant 24h dans un milieu de culture. En général, chaque ovocyte est placé isolément (ou parfois, par 2 ou 3) dans un puits de culture auquel on rajoute de 25000 à 200000 spermatozoïdes par ovocyte. (en savoir plus: Les milieux de culture des embryons).

Le délai idéal entre la ponction ovocytaire et la mise en fécondation est difficile à évaluer. Une insémination très précoce empêche un vieillissement des ovocytes matures, tandis qu’une insémination plus tardive permet aux ovocytes moins matures de terminer leur maturation.
Généralement on laisse les ovocytes quelques heures à l’incubateur avant, de façon à permettre à ceux qui le peuvent d’achever leur maturation in vitro (jusqu’au stade où il y a présence du globule polaire), et l’insémination est réalisée dans les quelques heures qui suivent le prélèvement ovocytaire.

Les spermatozoïdes grâce à leur mobilité peuvent partir à l’assaut des ovocytes comme si de rien n’était. La morphologie du spermatozoïde dans la réussite de la fécondation est aussi importante.

Le jour suivant la ponction (1er jour post-ponction), les ovocytes sont récupérés et lavés afin d’être observés. (en savoir plus: La décoronisation)

S’il y a eu fécondation, on observe dans l’ovocyte les deux pronuclei (voir: La fécondation) et l’expulsion du 2è globule polaire de l’ovocyte.

Les ovocytes fécondés sont mis dans un milieu de culture adapté.
Les ovocytes non fécondés ou fécondés avec plusieurs spermatozoïdes (polyspermie) sont éliminés.

 

fecondation

 

Jusqu’au jour du transfert, les embryons seront observés tous les jours. Ils doivent présenter un aspect conforme par rapport à un embryon « naturel » en fonction de son âge.

Ainsi, au 2è jour, le nombre de cellules est théoriquement de 4. (voir: première semaine du développement embryonnaire)

L’aspect des cellules est également suivi : des cellules présentant de nombreux fragments d’ADN n’est pas un bon signe de qualité embryonnaire.
Au cours de ces contrôles, certains embryons peuvent avoir arrêté leur division ; ils sont éliminés. il est ainsi tout à fait probable que le nombre de blastocytes soit bien inférieur au nombre d’embryons à J2 post ponction.

(En savoir plus: La classification des embryons)

Le jour du transfert, les embryons sont à nouveau contrôlés. Encore une fois, il se peut que certains soient écartés, en raison d’une trop mauvaise qualité (nombre de cellules très inférieur à celui attendu en théorie ; noyaux des cellules trop fragmentés, parfois totalement fragmentés…)

Pour toutes les réponses à ces questions, je vous conseille l’excellent livre sur la PMA paru en 2017 :

La pratique la plus courante est un transfert 3 jours post-ponction.
Néanmoins, selon les équipes, selon votre profil, on peut laisser croître les embryons jusqu’au stade du blastocyte, c’est-à-dire 5 jours post-ponction. C’est généralement à ce stade là que l’embryon fécondé « in vivo » arrive dans l’utérus. (voir: première semaine du développement embryonnaire)
La croissance pendant deux jours supplémentaires nécessite une technicité plus importante, notamment une maîtrise du milieu de culture des embryons, qui diffère de celui des premiers jours.
Il existe aussi une possibilité de transfert « anticipé », à J2 post-ponction (la réglementation helvétique l’impose d’ailleurs pour des raisons éthiques). Cette méthode s’appuie sur le fait qu’un embryon est fait pour vivre dans le corps maternel, et que même avec un milieu de culture approprié, il est bien mieux dans l’utérus, même s’il y arrive en avance par rapport au processus naturel.
Des études ont montré qu’un transfert anticipé permettait d’obtenir une grossesse alors que les embryons ne résistaient habituellement pas à la culture en laboratoire.

Une capsule intra-utérine en lieu et place de l’éprouvette? Des équipes ont obtenu une amélioration notable de la qualité des embryons lorsque ceux-ci se développent les premiers jour in vivo, plutôt qu’in vitro. Les études sont actuellement en cours, et si les résultats sont bons, ils envisagent une généralisation de la technique d’ici 2 ou 3 ans. (voir: Anecova développe une approche porteuse d’avenir)

 

Jour 1 Jour 2: 4 cellules

premiere_emaine_photos

Jour 4: Morula (16 à 32 cellules)
Jour 5: Blastocyste

Les embryons de meilleure qualité peuvent alors être transférés dans la cavité utérine. En général, les équipes transfèrent 2 à 3 embryons.

S’il y en a plus et que leur qualité le permet (et que vous aviez donné votre autorisation), ils sont congelés en vue d’une utilisation future : ce sont des embryons surnuméraires (voir: les embryons surnuméraires et la congélation des embryons)

Échec de fécondation :

Tous les ovocytes mis en fécondation ne sont pas nécessairement fécondés. Les raisons sont sûrement multiples et mal ou pas connues.

En FIV classique, un échec total de fécondation peut souvent être attribué à une anomalie spermatique (mobilité ou morphologie altérée, présence d’anticorps etc…). Cette ou ces anomalie(s) empêche(nt) les spermatozoïdes de féconder les ovocytes.

Un échec de fécondation peut aussi être imputé à des ovocytes immatures.

Les échecs totaux de fécondation sont plus rares en ICSI ; ils s’observent plus volontiers si le nombre d’ovocytes mis en fécondation est faible (moins de 3). L’échec peut être dû à une anomalie ovocytaire (causant par exemple l’absence d’activation de l’ovocyte) ou à une anomalie du spermatozoïde.
Par contre, un échec de fécondation  lors d’une tentative ICSI n’implique pas nécessairement qu’une prochaine ICSI se solderait également par un même échec.

Les fécondations anormales :

Tout ovocyte fécondé ne présentant pas 2 pronuclei est fécondé de manière anormale.

On peut être face à la présence de plus de 2 pronuclei. En FIV classique, c’est souvent lié à la polyspermie (deux ou plusieurs spermatozoïdes ont pénétré l’ovocyte). La polyspermie ne se rencontre pas en ICSI.
L’ovocyte peut activer son développement sans avoir eu recours à un spermatozoïde ; on observe alors un seul pronuclei. Cette situation est également anormale et non viable.

Que se passe-t-il au laboratoire?

La préparation du sperme

La congélation des embryons

Fécondation in-vitro:

 

ut mattis Lorem Curabitur id Donec tempus