En cas d’hypospermie, d’oligospermie ou même d’azoospermie, il faut envisager l’éventualité de l’éjaculation rétrograde (le sperme n’est pas déversé à l’extérieur mais reflue vers la vessie en totalité, ou en partie). Ceci est d’autant plus vrai si le défaut du spermogramme est associé à des antécédents chirurgicaux du périnée ou à certaines maladies (neuropathie diabétique).

La recherche de sperme, et donc de spermatozoïdes dans les urines est le test à effectuer afin de vérifier cette hypothèse.

C’est un test très facile à réaliser.

Il convient d’alcaliniser les urines 2 à 3 jours avant l’examen. Pour cela, boire une eau adéquate (ex. Vichy Célestin ®) est suffisant.

Ce test doit se réaliser debout, vessie pleine. Comme de nombreux examens concernant les spermatozoïdes, celui ci commence par un recueil d’éjaculat « classique », c’est-à-dire par masturbation. Ensuite, il suffit d’uriner dans le récipient mis à disposition par le laboratoire.

En cas d’éjaculation rétrograde complète, les urines présentent des filaments de protéines venant du sperme.
Ensuite, une analyse microscopique (avant et après centrifugation si nécessaire) va rechercher la présence (ou non) de spermatozoïdes.
L’évaluation du nombre de spermatozoïdes est très importante car elle peut orienter le couple vers une insémination ou une FIV.

Pour toutes les réponses à ces questions, je vous conseille l’excellent livre sur la PMA paru en 2017 :

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