Bien que la Torah émette des opinions bien établies, les rabbins disposent d’une certaine liberté d’interprétation des écrits, ce qui fait que la réponse aux questions posées par les fidèles puisse varier selon le représentant religieux auquel ils s’adressent.

Néanmoins, étant donné que la religion juive prône la croissance et la multiplication, la stérilité est considérée comme une espèce de « malédiction ».

Le Judaïsme est donc favorable, dans l’ensemble, au recours à la PMA.

Qu’en est-il des IAD?

L’utilisation du sperme d’un donneur n’est généralement pas autorisée dans la religion juive.

Il est néanmoins arrivé qu’un rabbin ait accepté un tel don, à la seule condition de recourir à un don de sperme d’un donneur non juif, pour éviter tout risque de consanguinité.

Mais, étant donné l’anonymat du don de sperme, cette condition semble difficile à satisfaire.

Et l’embryon?

Alors que le fœtus est considéré comme un être potentiel dès la conception, pour le Talmud, il ne s’agit que de “mayim be’alma” (simplement de l’eau) pendant les quarante premiers jours de gestation, ensuite, il fait partie intégrante du corps de la mère, et devient un véritable être humain.

Il est donc permis d’intervenir sur l’embryon dès la fécondation jusqu’à la 5e semaine de grossesse.

La FIV, la congélation des embryons et le diagnostic pré-implantatoire sont donc autorisés.

La réduction embryonnaire:

Alors que le judaïsme ne reconnaît que très rarement le droit à l’avortement, les Poskim (rabbins aptes à prendre des décisions en ce qui concerne les écrits) autorisent la réduction embryonnaire en cas de grossesse multiple si celle-ci met en danger:

– la vie de la mère. Dans ce cas, les embryons sont dits « rodef », comme s’ils poursuivaient leur mère dans l’intention de la tuer.

– la vie des autres foetus. Ici, on parle d’embryons « rodfin », çàd qui se pourchassent les uns les autres, avec un risque accru de fausses couches et de perte de tous les embryons.

Néanmoins, ces réductions devraient être réalisées sans délai, si possible avant la 5e semaine de grossesse.

L’avortement d’un embryon « non viable » est également permis dans la religion juive.

Source:

Lamed.fr (www.lamed.fr/societe/science/1723.asp)

La foi face à la PMA:

OUI, MAIS… :

Les complications de la PMA

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