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Insémination artificielle avec sperme de donneur (IAD)
insémination artificielle
Les indications

L'insémination avec don de sperme est une méthode ancienne d'AMP visant à pallier les infertilités d'origine masculine.

La première insémination avec sperme de donneur fut réalisée en 1884, à l'insu de la patiente et de son mari (sous anesthésie générale), par le docteur William Pancoast, à Philadelphie.

 

Longtemps pratiquée dans la clandestinité, elle est officiellement apparue en France en 1973, avec l'ouverture des premières banques de sperme (CECOS: Centre d'Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme humain).

 

Jusqu'au début des années 1980, elle a représenté la seule méthode d'assistance médicale à la procréation.

En 1982, plus de 30.000 cycles d'IAD ont été réalisés.

 

L'introduction des autres techniques de PMA (FIV, IAC et ICSI) ont permis de réduire considérablement le recours au don de sperme.

 

Il subsiste néanmoins, à l'heure actuelle, certaines indications précises à l'IAD.

 

En France, l'IAD est autorisée uniquement dans un cadre purement médical, selon la loi de bioéthique de 1994 (confirmée par les modifications faites à cette loi en 2004).

Cette loi stipule bien que "les méthodes de PMA doivent être réservées à des couples hétérosexuels en âge de procréer". Les autres indications de l'IAD, telles que les femmes célibataires ou les couples de lesbiennes, étant légalement exclues.

De plus, cette loi insiste sur la place particulière que doit prendre cette technique: "L'IAD ne peut être pratiquée que comme ultime indication lorsque la procréation médicalement assistée à l'intérieur du couple ne peut aboutir."

 

En Belgique, il n'existe, à l'heure actuelle, aucune loi régissant la PMA. Néanmoins, une proposition de loi a été présentée, et celle-ci ne prévoit pas l'exclusion des femmes célibataires ou des couples de lesbiennes de cette technique d'AMP.

 

Quelles sont alors les indications de l'IAD?

 

 

L'infertilité d'origine masculine :

Les infertilités d'origine masculine représentent la principale indication de l'IAD en France.

Néanmoins, depuis le développement des autres techniques d'AMP, et principalement de l'ICSI, le recours à l'IAD, en cas d'infertilité masculine, se fait de plus en plus rare, et généralement en seconde intention, après un échec d'ICSI.

 

Les principales causes de recours à l'IAD sont représentées par:

- l'OATS: n'est envisagée qu'en cas d'échec d'ICSI

- L'azoospermie excrétoire: généralement, les spermatozoïdes peuvent être recueillis par ponction de l'épididyme et une ICSI est alors possible. L'IAD ne sera donc proposée, qu'en cas d'échec de cette technique, ou en cas de découverte d'une anomalie génétique (on a observé une plus grande fréquence de mutation des gênes de la mucoviscidose chez les hommes présentant une agénésie des canaux déférents).

- l'azoospermie sécrétoire: l'IAD sera envisagée si aucun spermatooïde n'a pu être recueilli au cours de la ponction testiculaire.

 

 

Eviter la transmission d'affections graves à l'enfant :

 

L'IAD peut être réalisée chez des couples fertiles qui présentent un risque important de transmission d'une affection grave à l'enfant.

 

Ceci comprend:

- La transmission d'une maladie génétique grave pouvant être responsable d'un handicap important ou d'une mortalité prématurée de l'enfant.

Un avis de la Comission de génétique est généralement requis.

- Couple dont l'homme est HIV séropositif, et la femme séronégative. Cette indication a fortement chuté ces dernières années suite à la trithérapie et aux techniques de préparation du sperme qui permettent de réduire fortement la quantité du virus (charge virale). Ces couples sont actuellement traités par les techniques classiques d'AMP, mais dans des centres spécialisés.

- Une incompatibilité rhésus ou autre entre l'homme et la femme (ou plutôt entre la femme et le foetus) , ayant entraîné une ou plusieurs mort in utero, et dirigeant vers le choix d'un donneur "génétiquement" plus compatible.

 

 

Les femmes seules ou les couples de lesbiennes :

Cette indication est formellement interdite en France, mais permise dans d'autres pays de l'Union européenne.

 

 

 

Sources:

- "Assistance médicale à la procéation" de Philippe Merviel / Editions ESKA

- "AMP - L'assistance médicale à la procréation en pratique" de Jacques Lansac et Fabrice Guérif / Editions Masson

 

 

 

 

 

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