Il est clairement établi que la stimulation ovarienne en PMA augmente nettement le taux de grossesses multiples.

Alors que le taux de grossesse multiple avoisine 1,5% dans la population générale, celui observé en PMA est de l’ordre de 25% (environ 23% de grossesses gémellaires et 1,5% de grossesses triples ou quadruples).

Ces grossesses multiples représentent un important problème de santé publique puisqu’il fait encourir un risque à ces enfants et à leurs mamans.

Pour toutes les réponses à ces questions, je vous conseille l’excellent livre sur la PMA paru en 2017 :

Quels sont les risques pour la maman?

Les principaux risques observés pour la maman sont:

– le développement d’une toxémie gravidique (hypertension de la grossesse ou pré-éclampsie). Cette complication de la grossesse est 2 à 3 fois plus fréquente en cas de grossesse multiple (11% chez les femmes enceintes de triplés, 7,5% chez les femmes enceintes de jumeaux et 4,5% chez les femmes présentant une grossesse unique).

– l’apparition d’un diabète de grossesse ou d’une cholestase gravidique

– le développement d’une anémie

– des embolies, car ces femmes doivent souvent rester allitées un long moment en cas de menace d’accouchement prématuré.

– des hémorragies lors de l’accouchement.

– un risque accru d’accouchement par césarienne (50% pour les jumeaux et 95% pour les triplés).

Quels sont les risques pour les bébés?

Les principaux risques des grossesses multiples sont représentés par:

– une augmentation du risque de fausses couches et de mort in utero.

– la prématurité: le terme moyen d’accouchement en cas de grossesse multiple est évalué à 36,5 SA pour les jumeaux et 33,5 SA pour les triplés. Avec les risques associés à celle-ci, à savoir, des problèmes respiratoires, des troubles neurologiques et visuels, ente autres.

De plus, chez les gros prématurés (avant 33 SA et poids inférieur à 1,5 Kg), la mortalité périnatale reste encore assez élevée, à l’heure actuelle.

Quels sont les moyens de prévention?

Au vu de ces complications observées pour la maman et les bébés, et du traumatisme engendré par une réduction embryonnaire thérapeutique, la pévention des grossesses multiples représente, à l’heure actuelle, une priorité en PMA.

Dans les inséminations, cette prévention passe par un contrôle étroit de la stimulation, en vue d’obtenir 2, voire maximum 3, follicules matures. Au-delà de ces chiffres, l’insémination doit être annulée.

En FIV, la prévention passe par le choix et le nombre d’embrons transférés.

En France, le nombre d’embryons transférés par cycle est limité en fonction de l’âge de la patiente et de ses réponses antérieures (cela peut aller jusqu’à 3embryons transférés maximum).

En Belgique, la mutuelle n’intervient dans le remboursement des essais qu’à condition de respecter les normes de transfert établies par l’INAMI:

< 35 ans: – 1er cycle: maximum 1 embryon

– 2e cycle: 1 embryon (ou 2 si de mauvaise qualité)

– à partir du 3e cycle: maximum 2 embryons

36 à 39 ans: – 2 premiers cycles: maximum 2 embryons

– à partir du 3e cycle: maximum 3 embryons

> 40 ans: pas de limite déterminée par la loi

A voir: Une explication claire et bien schématisée sur les différents types de jumeaux (homozygotes et hétérozygotes) sur maternéo: Les différents types de gémellités, quelle « zygosité »?

Les complications de la PMA:


OUI, MAIS… :
La religion face à la PMA

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