Cet examen est réalisé chez les hommes souffrant d’OAS ou d’azoospermie, ou présentant un faible volume d’éjaculat. Il est aussi prescrit lorsqu’on suspecte une infection génitale ou suite à un examen clinique peu concluant.
Il se pratique par voie externe afin d’observer les testicules et par voie interne (endorectale) pour observer la prostate.

Bien sûr, cet examen n’est pas une partie de plaisir. Mais il n’est pas douloureux…. C’est déjà çà !

Pour toutes les réponses à ces questions, je vous conseille l’excellent livre sur la PMA paru en 2017 :

L’observation du testicule (échographie scrotale):

L’échographie des testicules permet de vérifier leurs volumes.

Elle renseigne sur la structure du tissu du testicule (homogène ou non).

Elle permet la visualisation des épididymes et la recherche d’inflammations, de foyers infectieux et des épanchements (rétentions de liquide ou hydrocèles) .

C’est aussi grâce à l’échographie qu’on détecte avec certitude les varicocèles (varices au niveau du testicule).

En réalisant un écho-doppler scrotal (échographie combinée à l’analyse du flux sanguin), on peut encore mieux observer les structures des testicules et des canaux déférents. Un ralentissement du flux veineux peut induire un réchauffement des testicules et donc altérer la qualité des spermatozoïdes, paramètre détecté par l’échographie döppler.

L’observation de la prostate (échographie prostatique):

L’échographie de la prostate permet son étude détaillée, ainsi que celle des vésicules séminales (poches stockant le sperme avant l’émission)
On peut ainsi vérifier que l’anatomie de l’appareil génital est correcte (certains organes peuvent présenter des malformations, voire être absents).
La prostate peut être le siège de lésions inflammatoires qui seront détectées par l’examen.
Enfin, cet examen permet de déceler l’éventuelle présence d’obstacles qui nuiraient à une excrétion correcte (azoospermie excrétoire).

Les inflammations seront traitées par des anti-inflammatoires, les infections, par antibiotiques.

En cas d’absence simultanée des vésicules séminales et des canaux déférents, il convient de rechercher le gène de la mucoviscidose. Cette anomalie s’observe souvent chez les porteurs de ce gène. Si l’homme est porteur, il convient également de rechercher le gène chez la conjointe afin d’éviter la transmission de la maladie à l’enfant.

L’échographie rénale permet de détecter une malformation au niveau des reins liée à une malformation génitale.

Bilan d’infertilité chez l’homme:

Le spermogramme

Les analyses supplémentaires sur le sperme

Le bilan sanguin hormonal

Les examens génétiques: caryotype, délétion du chromosome Y, mucoviscidose

L’échographie des voies génitales masculines

La biopsie testiculaire

Tests d’évaluation du pouvoir fécondant des spermatozoïdes

Trouble de la fertilité:

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