Le temps de l’orage…

Après plus de quatre longues années de PMA, plusieurs FC et une GEU, je me sens complètement dépassée, épuisée, déboussolée, exaspérée, irritée et irritante.

Je ne me reconnais plus, je suis perdue…
Les échecs successifs ont réussi à ronger mon estomac, bouffer mes nerfs et voler mes kilos non superflus.
Je ne supporte plus cette douloureuse attente et tout ce qu’elle a engendré, cette attente à venir que je crains comme la peste, l’idée de ne plus attendre et de ne jamais tenir l’enfant tant désiré dans mes bras.

Si on m’avait dit, il y a quatre ans, dans quoi j’allais m’engager, je n’aurais certainement pas donné mon consentement éclairé.
Mais, là, il est trop tard…. je suis embarquée dans l’engrenage du désir, de l’acharnement, de l’objectif à atteindre.
Lorsque le désir « simple et naturel » de devenir maman nous effleure, nous sommes entraînées dans une spirale exponentielle d’amour, et tant d’autres choses, à donner et à partager. Et il devient quasi impossible de faire marche arrière.

Me voilà arrivée à un carrefour de ma vie où la nécessité de faire un choix s’impose.
Mais, quel chemin dois-je emprunter?
Poursuivre le combat de la FIV, peut-être sans issue, dans l’espoir de combler mon désir de grossesse, mais au risque de perdre à nouveau mon bébé?
Encore patienter deux ou trois ans avant de pouvoir tenir mon enfant adopté dans mes bras?
Accueillir un enfant et risquer qu’on me le retire un jour?

Personne n’est habilité à me dicter la marche à suivre.
Ayant fait le choix de faire un enfant seule, n’ayant pas encore rencontré d’homme avec qui le faire malgré ce désir pressant de devenir maman comme beaucoup de femmes en couple, cette décision je dois également l’assumer seule.
Dur dur….
Je suis perdue….
Je ne sais plus….
Mon GPS est en rade…..

Elisa, femme célibataire, 39 ans.

Le temps d’une éclaircie…

Le temps n’est plus à la stagnation, mais bien à la progression.
Hors de question de continuer à traîner ce lourd boulet constitué des échecs du passé.
C’est décidé, je me tourne à présent vers l’avenir, car c’est de ce côté là que m’attend mon enfant, je viens enfin de la comprendre…. il était temps!

Toutes mes pensées et mes visions sont en train de se réorganiser, ça déménage là-haut!

Je sens que c’est ce qu’on appelle « faire son deuil », mais étonnamment, il ne se situe pas là où je l’attendais.

J’ai toujours cru qu’on parlait du « deuil de l’enfant biologique ».

Et pourtant cette nouvelle vision tournée vers l’enfant non-biologique ne semble me causer aucun tourment, aucune once de regret à l’horizon. Je dirais même, plutôt, que je m’en réjouis!
Peut-être est-ce dû au fait que j’ai toujours considéré mon beau-père, celui qui m’a élevée, comme mon véritable « papa », alors que je n’ai toujours éprouvé que honte et indifférence vis-à-vis de mon père biologique? Et l’idée de devoir construire progressivement un « lien » basé sur la confiance me semble tellement plus stimulant que l’amour dû au nom des sacrés saints chromosomes.

Mais alors, de quoi suis-je en train de faire le deuil?

Peut-être, tout simplement, du plan préétabli…… de cette « normalité » à laquelle j’avais rêvé un jour, sans même envisager les attraits de la différence?
Eh bien, si on me l’avait dit plus tôt, je ne me serais pas torturée et angoissée à ce point!
Ce cap là, je le franchis haut la main, d’un simple petit saut, et sans élan……. HOP!!!!!!!!

Bon, on passe aux choses sérieuses maintenant!!!!!

Là, j’ai entamé les séances d’adoption, j’ai pris rendez-vous avec un organisme de familles d’accueil, et j’ai un rdv en FIV (une amie me propose un don)……. l’avenir me dira de quoi sera constituée ma petite famille, mais un petit trio hétéroclyte me plairait vraiment, vraiment beaucoup.

Elisa

Quand les beaux jours reviennent…

Je pense depuis longtemps à l’accueil, car pouvoir apporter à un enfant ce dont il n’a malheureusement pu bénéficier, éventuellement pouvoir lui offrir ce qu’il ne peut trouver dans sa famille….. lui redonner confiance en la vie, en lui et en l’amour me tente beaucoup beaucoup.
Ce projet me tient d’autant plus à coeur que j’ai deux demi-soeurs et frères qui ont été placés toute leur enfance. Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir une maman non alcoolique, qui m’a prise sous le bras, a fui le milieu de mon père et m’a élevée.

Je suis donc très sensible à cela, et désireuse, à mon tour, d’aider ces enfants nés dans des familles inaptes à les élever….. une sorte de réparation du passé.

Ce qui me freine….. le fait de ne pas avoir cette sensation que je recherche également…. celle d’être une véritable maman.
Je pensais au départ avoir mon popre enfant, et ensuite prendre un enfant en accueil.
Mes plans sont actuellement un peu compromis,  j’ai décidé de maintenir mes objectifs, mais éventuellement de modifier légèrement l’ordre des évènements.
C’est un projet différent de celui de l’adoption. Mais, j’ai également le désir d’avoir un véritable statut de maman, raison pour laquelle je désire poursuivre les démarches d’adoption et/ou de FIV en même temps.
Et j’espère vraiment pouvoir accomplir mes 2 projets, de tout mon coeur.

Elisa

Le temps d’une grossesse…

Ca y est, j’ai eu mon premier rendez-vous avec l’organisme d’accueil.

« Le temps d’une grossesse…. »

C’est quasi sur cette phrase que mon entretien a commencé avec l’organisme d’acceuil ……. y a rien de mieux pour bien démarrer une discussion….. en 5 mots, ils ont réussi à m’apaiser, anxiolyse très efficace!

Ils ont accepté de me recevoir en partant d’un apriori négatif, puisque j’entamais les démarches d’adoption en même temps…… « on ne peut mener 2 grossesse en même temps » m’avaient-ils dit….. on en a discuté, je leur ai dit qu’il était hors de question que j’arrête les démarches administratives puisque j’en étais déjà à la moitié, et que si j’arrêtais, je devrais tout recommencer…… mais qu’ils ne devaient pas avoir peur…… mon intention n’est pas d’acceuillir un enfant et un mois après en adopter un autre….. qu’étant donné que je n’étais pas encore maman…… un à la fois serait déjà largement suffisant et stressant …… bingo, je peux terminer mes démarches d’adoption!

Bon, l’entretien en lui-même……..

-Oui, il y a un risque qu’un jour on me retire l’enfant, mais étant donné qu’ils s’occupaient d’accueil à long terme, çàd, de cas où généralement la situation parentale était extrêmement néfaste à l’enfant….. c’était assez rare…. mais, bon, ce risque existe néanmoins.

– Leur but est de trouver une association parent d’accueil-enfant la plus harmonieuse possible, pour le bien de l’enfant et de la famille d’accueil. On a discuté de ce qui me faisait peur, de ce que je ne voulais absolument pas et de ce que j’espérais…… je ne suis pas très difficile en fait, fille ou garçon, race indifférente…….

âge? Je leur ai dit que je n’exigeais pas un petit bébé, mais que un enfant en-dessous de 2 ans me conviendrait (étant donné que je suis non encore maman, je leur ai dit que j’aurais peut-être quelques difficultés à m’en sortir s’ils me mettaient entre les mains un adolescent d’emblée), et sur ce, ils m’ont répondu: « vous ne vous sentiriez pas d’attaque de pouponer un bébé de 1 mois?. Super!!!!
Les seuls points qui m’ont heurtée sont ceux de la religion, dont on doit rediscuter (je ne me sens pas capable d’élever un enfant sous la religion musulmane ou catholique imposée par les parents, étant donné que je suis athée…… j’aurais vraiment beaucoup de mal, j’avoue) ……. et accueillir un enfant de parents alcooliques, car il est probable que je haïrais les parents de l’enfant, ce qui n’est pas bon pour lui .
Donc, elles m’ont dit que ces points seraient à rediscuter .

Enfin,je pourrai partir avec l’enfant en we quand je le veux, car normalement il faut une autorisation parentale pour les voyages….. donc, faut tout demander à l’avance, et ce n’est pas dans mes habitudes. Ils m’ont dit qu’on pouvait demander un accord d’emblée aux parents pour toute la durée de l’accueil pour de petits voyages dans l’espace européen….. comme si j’avais une seconde résidence. Cela me soulage beaucoup!!!!!

Donc, bref, on a discuté pendant une heure trente…… et à la fin, ils m’ont dit que normalement ils auraient refusé de poursuivre avec des parents qui faisaient des démarches d’adoption……… mais que après cet entretien, ils étaient positifs et me laissaient 15 jours pour bien y réfléchir et les rapeller pour poursuivre ou non!

Personnellement, ma conclusion est « je vais élever un enfant qui n’est pas le mien, comme si j’avais rencontré un homme qui avait déjà des enfants » et ça me convient parfaitement.
Avec, une petite bouée de secours (que je n’utiliserai probablement jamais…… mais il fait bon de savoir qu’elle est là): si cela ne se passait pas bien du tout, il existe une option rew . Ca rassure beaucoup ça.

Mais, là, ce soir, ma décision est prise….
Le test est positif!!!!!!! …….. j’entame avec beaucoup de joie cette « grossesse », à donf!!!!
Je ne sais pas si elle aboutira, si elle tiendra jusqu’au bout (je pourrais changer d’avis….. ou ils pourraient me refuser au bout des entretiens).
Mais je suis très très positive et optimiste dans le choix que je suis en train de faire.

Le temps des entretiens…

Le lendemain du premier entretien, je n’avais qu’une seule envie, celle de les appeler et de leur dire OUIIIIIII je suis partante, j’ai hâte de poursuivre, je démarre avec joie cette nouvelle grossesse!!!! Une vraie gamine.

Mais, ils m’ont dit 15 jours, alors j’ai entamé le décompte, j’ai fait des croix sur le calendrier, jour après jour, et, bien que de nature très très impatiente, j’ai attendu la date minimum prescrite avant de les rappeler.

Elles m’ont donné rdv 1 mois plus tard.

Voilà, le 2e rdv arrive enfin. Je suis devant la porte de l’organisme avec un quart d’heure d’avance, alors je reste bien gentiment sous un porche, un peu plus loin, à l’abri de la pluie.

Finalement je me décide, je sonne et j’entre. Elles m’accueillent avec un grand sourire, cela laisse présager de bonnes choses.

Cet entretien est uniquement basé sur moi: ma vie, ma famille, mes joies, mes peines, mon éducation, mes façons d’entrevoir la vie, les choses que j’aimerais reproduire, celles que je ne voudrais surtout pas reproduire avec mes propres enfants.

Il n’y a pas eu un seul moment mort. Au bout d’une heure trente, elles m’ont dit qu’on allait en rester là pour cette fois-ci. J’étais très étonnée, car il me semblait qu’on avait commencé l’entretien 10 minutes avant!!!!!

Je les ai quittées le sourire aux lèvres et la joie et l’impatience dans le coeur!!!!!

Prochain rdv prévu un mois plus tard, apparemment c’est un rdv par mois.

3e rdv: toujours un accueil très chaleureux.

Cette fois-ci, nous allons aborder le sujet de l’éventuel enfant à venir.

Premier sujet: les valeurs que je voudrais transmettre à l’enfant: la tolérance, la confiance en soi, le respect, la valeur de l’argent, carpe diem…. et tout le toutim.

Ensuite nous réabordons le point de la religion. Je n’ai pas changé d’avis…. il m’est impossible de transmettre à l’enfant des valeurs auxquelles je ne crois pas. Je peux enseigner les religions, leur histoire, leurs pensées, comme mes parents l’ont fait avec moi. Lui laisser la possibilité de choisir selon ses désirs. Mais, je suis incapable de lui inculquer personnellement une croyance, ce ne serait que pure hypocrisie de ma part, et l’enfant le sentirait.

Nous abordons également le point des maladies ou infirmités que j’accepterais, ou refuserais. Je ne me sens pas capable d’élever un enfant présentant un retard psychomoteur important, ce serait au-dessus de mes forces; ni d’élever un enfant condamné par une pathologie telle que la mucoviscidose. Par contre, des maladies pour lesquelles il existe des traitements ne me font pas peur, telles que le diabète, ou le SIDA.

Et là, alors que tout s’était super bien passé jusqu’à présent, elles commencent à me titiller, à me chercher. Je m’y attendais, mais bon, c’est pas évident de garder son calme dans ces circonstances.

Le sujet: ma réaction face à un éventuel retard scolaire de l’enfant, car les enfants placés en famille d’accueil sont souvent en difficulté dans ce domaine. Alors, comment moi, qui ai fait médecine et donc qui, apparemment à leurs yeux, suis un génie …. no comment …. j’allais supporter un tel échec. Elles m’ont tenues 30 minutes sur le sujet, elles attendaient les mots « je serais déçue, bien évidemment »…. j’ai tenu le coup, mais ai tout de même fini par leur dire ce qu’elles attendaient!!! Oui, là maintenant, en tant que non maman, j’ai le sentiment que je serais déçue….. mais…. je n’ai pas encore l’enfant que j’aime à côté de moi, et que le jour où il serait là, les choses seraient probablement bien différentes, car l’amour fait voir les choses sous d’autres angles. De plus, ce n’est pas parce que j’ai fait médecine que je suis prédisposée à engendrer des génies! Et enfin, mon but dans la vie n’est pas de faire de l’enfant un futur polytechnicien (je le leur avais d’ailleurs expliqué au cours de cet entretien que j’aimerais que l’enfant fasse un métier qu’il aime de tout son coeur, car il va y consacrer une bonne partie de sa vie…), mais qu’il soit HEUREUX!!!!!

Je suis sortie de cet entretien un peu énervée et beaucoup moins confiante que les autes fois, j’avoue.

Elles m’ont dit qu’il y aurait encore 2 ou 3 entretiens, et que le prochain, le mois suivant, aurait lieu à mon domicile.

Le 4e rdv arrive enfin.

Je suis très angoissée car il n’y a pas vraiment de chambre d’enfant prête. Que cette future chambre est actuellement encombrée par un piano, un bureau, une bibliothèque, et du bordel. Qu’il n’y a pas de barrière dans le jardin séparant la cour du bas de plus ou moins 2 mètres de hauteur. J’angoisse également au souvenir du dernier entretien qui m’avait laissé un goût amer….. Bref, beaucoup moins sereine que d’habitude!!! Aïe, aïe…

Elles entrent, s’installent et m’annoncent d’emblée que finalement, ce serait le dernier entretien. Qu’elles allaient terminer en inspectant mon chez moi, et en me posant quelques ultimes questions! Euhhhh…. je ne m’y attendais pas…. tout tourne très vite dans ma tête… est-ce bon signe ou mauvais signe???? Je n’en sais rien.

On fait le tour de l’appartement, apparemment il a l’air de leur convenir. Je leur explique ce qu’il faudrait que je change avant l’accueil de l’enfant et elles ont l’air de se satisfaire de mes projets.

On termine l’entretien par le sujet des punitions. Comment j’envisageais de punir l’enfant lorsque c’était nécessaire. J’avoue que je n’y avais pas vraiment songé. En y réfléchissant, et en me référant à ma propre éducation, je leur dis que je pencherais plutôt par des privations. Personnelement lorsqu’enfant j’avais fait une grosse bêtise, ma punition était de me priver d’une de mes activités prévues. Je n’en garde pas de mauvais souvenir, et cela me permettait souvent de réfléchir à mon acte.

Elles ont également abordé le sujet d’éventuelles crises de l’enfant, style il se couche par terre et hurle sans s’arrêter. Heureusement, mon petit frère était colérique et j’ai pu apprécier l’efficacité de l’ignorance dans ces cas-là. Elle permet de raccourcir non seulement la durée des-dites crises, mais également leur fréquence.

Voilà, elles m’ont quittée en me disant que j’aurais une réponse dans le mois. Elles n’ont rien laissé transparaître quant à l’issue probable de l’évaluation. Elles doivent faire leur rapport à l’ensemble de l’équipe et ne peuvent donc s’avancer.

Je dois leur fournir le plus rapidement possible un certificat de bonne vie et moeurs de grade 2 (complet) ainsi qu’un certificat médical.

S’il y a acceptation, ce serait pour un enfant de moins de 2 ans, sans imposition de religion, et si possible de parents non-alcooliques.

Là, je suis dans une phase d’angoisse….. et si, et si, et si…. on m’annonçait que je n’étais pas apte à devenir maman??????…. ou que l’enfant arrivait dans un mois???? grrrrrrrr c’est long 1 mois!!!!!!!!!

En attendant le verdict….

Ouh là là que les jours et les minutes me semblent longues. Il y a des moments où on aimerait arrêter le temps, mais là, s’il pouvait un chouilla s’accélérer, cela ne me déplairait pas trop!

Pour me faire patienter, je me remémore cet étrange et magnifique rêve que j’ai fait il y a de cela 2 ans:

J’étais dans une soirée mondaine style coktail BCBG où il y avait beaucoup de bruit (discussions dans tous les sens très animées) et où je me sentais complètement perdue.
Donc, pour passer le temps, je déambulais entre les groupes de discussion sans vraiment m’y intéresser.
Tout à coup mon regard a été attiré par un bébé qui se trouvait dans un maxi-cosi, qui pleurait sans discontinuer et qui se débattait pour essayer de s’extraire de son siège, qu’il avait d’ailleurs réussi à faire basculer sur le dossier… et il poussait sur ses petits pieds pour essayer de se dégager.
Moi je le regardais. J’avais le coeur très serré face à son chagrin et je cherchais désespérément du regard dans la foule où pouvait bien se trouver sa maman. Mais personne n’avait l’air d’accorder la moindre attention à ce bébé.
J’ai continué à chercher… je n’osais pas intervenir de peur de me faire réprimander par ses parents, de me mêler de ce qui ne me regardait aucunement.
Finalement, au bout d’un long moment, j’ai craqué. Je me suis approchée, je l’ai soulevé, bras tendus… mais il pleurait toujours! Alors je l’ai approché de moi, j’ai déposé son petit front sur le mien… il s’est arrêté de pleurer. Puis je l’ai serré contre ma poitrine, sa tête dans mon cou… et il s’est endormi.
Et là j’ai su que c’était mon enfant… et j’ai senti un bonheur immense m’envahir.

Voilà, c’était seulement un rêve, mais à chaque fois que j’y repense, je retrouve ces instants de bonheur et de sérénité.

Elisa

Être parents autrement:

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