Intérêt :

L’intérêt d’une stimulation de l’ovulation semble être évident chez les femmes présentant des anomalies de l’ovulation, telles que celles observées dans l’OMPK. Par contre, chez les femmes ayant une ovulation spontanée de bonne qualité, on peut se demander où se situe l’intérêt d’une stimulation lors des inséminations artificielles.

Pourtant, la plupart des centres de PMA pratiquent cette stimulation, pour la simple et bonne raison que celle-ci semble augmenter les chances de succès et de grossesse.

En effet, mis à part l’âge de la femme qui représente le principal facteur de réussite, la présence de 2 follicules augmente considérablement les chances de succès.

De plus, cette stimulation permet de mieux contrôler le moment de l’ovulation.

Une étude montre un taux de succès de 20%,en insémination, lorsque la femme reçoit un traitement stimulant, contre 4% en cycles non stimulés.

Médicaments utilisés pour la stimulation :

Plusieurs protocoles de stimulation ont été décrits et sont utilisés pour les inséminations artificielles.

Actuellement, la tendance est à l’abandon du citrate de clomifène seul (en raison des moins bons résultats au vu de son effet délétère sur l’endomètre), au profit de l’hMG ou les FSH seules, ou une combinaison citrate de clomifène- hMG ou FSH, ou encore l’administration d’agonistes de la GnRH. (voir: les médicaments utilisés pour la stimulation de l’ovulation en FIV).

Les anti-oestrogènes:

L’utilisation du citrate de clomifène seul donne de moins bons résultats que les autres protocoles chez les femmes ovulant normalement, en raison de son effet délétère sur l’endomètre.

Son utilisation isolée, pour les inséminations artificielles, ne devrait donc être réservée qu’aux femmes présentant une dysovulation chronique associée aux ovaires micro-polykystiques.

Citrate de Clomifène (Clomid®, Pergotime® )

Doses habituelles pour les inséminations: 1 à 2 comprimés par jour, par voie orale, pendant 5 jours au début du cycle (du 2e au 7e jour, ou du 3e au 8e jour).

Les gonadotrophines:

Les protocoles utilisant les gonadotrophines seules sont largement répandus, car ils permettent d’obtenir de bons résultats, tout en limitant le risque de grossesses multiples.

On peut débuter leur administration:

– Au tout début du cycle (2e ou 3e jour). Ceci a pour effet de recruter un plus grand nombre de follicules avec un risque non négligeable de grossesses multiples.

Ce type de protocole est généralement réservé aux femmes présenant une anovulation, comme dans les OMPK.

– Vers le 6e ou 7e jour du cycle. Dans ce cas, la sélection du follicule dominant a déjà eu lieu. Ce type de protocole permet de recruter un nombre plus faible de follicules, avec un risque moindre de grossesses multiples.

(Voir: Rappel physiologique des phases folliculaire et ovulatoire et Médicaments utilisés pour la stimulation en FIV)

FSH recombinante : Puregon® et Gonal-F®

FSH + LH (hMG): Ménopur®

Doses habituelles pour les inséminations: on débute généralement avec des doses de 50 à 75 UI en sous-cutané par jour, et on ajuste en fonction des résultats de l’échographie et des PDS. Ce traitement sera poursuivi jusqu’au moment du déclenchement de l’ovulation.

Association citrate de clomifène et gonadotrophines:

Ce type de protocole est de plus en plus utilisé, car tout en donnant des résultats comparables à ceux observés lors de l’utilisation des gonadotrophines seules, il offre l’avantage de présenter un moindre coût pour la sécurité sociale.

Le traitement démarrera par du Citrate de Clomifène (Clomid®, Pergotime® ) du 2e au 6e ou 7e jour du cycle, suivi par l’injection de FSH recombinante (Puregon® et Gonal-F®) ou FSH + LH (hMG) (Ménopur®) jusqu’au moment du déclenchement.

Insémination avec sperme du conjoint:

Indications

Le monitorage et le déclenchement de l’ovulation

 

Fécondation in-vitro:

 

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