Voilà, le moment approche, le prochain cycle, on se lance dans l’aventure. Et que découvre-t-on dans la pile de documents qu’on a reçu ?… encore des examens !
Enfin, la prescription de ces examens est fonction des centres. Ils peuvent être systématiques pour certains, et inexistants pour d’autres.

La recherche d’infections avant FIV:

La FIV, de par la ponction ovocytaire et de par le transfert d’embryons, est un acte « invasif ». Il convient de s’assurer que cette intrusion n’amènera pas de germes pathogènes dans l’utérus, ce qui pourra être très grave. Ces germes peuvent se trouver dans le vagin ou dans le sperme du conjoint.

Que recherche-t-on lors de ces examens ?
Chez l’homme et chez la femme, on va rechercher des germes pathogènes, notamment pour le système urogénital féminin. On recherche des bactéries, des champignons (Candida albicans, par exemple, responsable des mycoses vaginales), des chlamydiae.
Ces examens sont prescrits en fonction de votre « profil » ; il se peut, par exemple, qu’ils ne soient pas systématiques pour l’un des deux membres du couple, voire les deux.

Quand faire le test ?
Ces analyses sont à réaliser 2 à 3 semaines avant le début du traitement inducteur de l’ovulation.

Comment recherche-t-on les germes ?
Chez la femme, un prélèvement vaginal est réalisé au laboratoire d’analyses. Il est fort probable que vous puissiez choisir le laboratoire de votre choix.
Le prélèvement va être déposé sur différents milieux de culture afin d’observer une éventuelle croissance des pathogènes.
En observant le prélèvement au microscope, on peut aussi détecter la présence de champignons.

Chez l’homme, le sperme est recueilli par masturbation, après les précautions d’hygiène habituelles, afin de ne pas polluer l’échantillon par les bactéries de la main, par exemple. Le sperme est mis dans des milieux de culture pour favoriser la croissance des éventuels germes.
Il convient de se renseigner auprès du laboratoire choisi : tous ne réalisent pas les tests sur le sperme.

Et si on a trouvé quelque chose ?
Si les résultats montrent la présence d’un pathogène, il faut prévenir son centre (ou son gynécologue). Un traitement sera adapté en fonction.
Parfois, il faudra repousser la tentative de un ou plusieurs mois, comme dans le cas de présence de chlamydiae.
Une mycose classique, traitée, permet de faire la tentative comme prévu.

Les tests sérologiques :

Afin d’éviter la transmission d’une maladie infectieuse grave aux parents, aux futurs bébés ou au personnel médical, il est obligatoire de vérifier que chacun de vous deux n’est pas porteur d’une des maladies suivantes :

– Sida

– Hépatite B

– Hépatite C

– Syphilis

Si vous êtes porteurs d’une de ces maladies, votre médecin vous orientera vers un centre de PMA équipé de manière adéquate pour éviter la transmission à qui que ce soit.

La détection de ces maladies se fait par une simple prise de sang.

Pour toutes les réponses à ces questions, je vous conseille l’excellent livre sur la PMA paru en 2017 :

Pour dépister le Sida, on recherche les anticorps anti-HIV1/2 ; pour l’hépatite C, les anticorps anti-HCV ; pour l’hépatite B, les antigènes HBs. Les tests de dépistage de la syphilis s’appellent « VDRL » et « TPHA » ; selon ses pratiques, votre laboratoire réalisera l’un ou l’autre, ou les deux.

La durée de ces tests obligatoires est de un an. Ne vous étonnez pas de devoir parfois les refaire.

Il est possible aussi  de rechercher si vous êtes porteurs de Chlamydiae. C’est une bactérie qui se loge facilement dans l’appareil uro-génital. On peut la rechercher  par un prélèvement au niveau de son habitat (frottis, spermoculture). Néanmoins, il existe une technique moins désagréable :  à partir d’une prise de sang, on recherche les anticorps anti-Chlamydiae et même depuis peu, les Chlamydiae eux-même (par amplification génique).

Fécondation in-vitro:

eget dolor. dictum massa leo. at