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Bilan d'infertilité chez l'homme
Les examens génétiques

 

Le caryotype :

Le caryotype est l’examen qui permet d’examiner les chromosomes de nos cellules. Les chromosomes sont identiques et de nombre égal quelque soit la cellule choisie (exception : les gamètes ont exactement la moitié des chromosomes par rapport à une autre cellule). (voir: différence entre cellules haploïdes et diploïdes)


Il est prescrit en cas d’azoospermie sécrétoire et d'oligospermie sévère en raison de la fréquence accrue d'anomalies génétiques dans ces cas. Il est également réalisé dans les situations d'échecs répétés.

 

Les cellules, obtenues par prise de sang, sont observées au microscope afin d'évaluer la taille des chromosomes et de les compter.
Les défauts de structure peuvent être des translocations (un morceau de chromosome se met sur un autre), des inversions (un morceau de chromosome est monté à l’envers).
Les cellules doivent contenir 23 paires de chromosomes, dont la paire de chromosomes sexuels (XY chez l’homme, XX chez la femme.
Une des anomalies de nombre les plus courantes est le syndrome de Klinefelter : au lieu d’être porteur d’un chromosome Y et d’un X, les cellules contiennent un Y et deux X (XXY). Ces hommes présentent une atrophie testiculaire et une spermatogenèse altérée.

 

 

Recherche de microdélétions du chromosme Y :

Le chromosome Y étant LE chromosome « responsable » de la différenciation homme / femme, il peut être intéressant de s’y intéresser de plus près, en cas d’azoospermie ou d’oligospermie sévère. Effectivement, 6 à 10 % des hommes ayant une numération spermatique inférieure à 5 millions présentent des cassures significatives de leur chromosome Y.

L’examen de ce chromosome (après prise de sang) peut révéler des microdélétions (il manque un tout petit morceau au chromosome Y) ; on en rencontre dans près de 10% des azoospermies non obstructives et 5% des oligospermies sévères.
Selon l’endroit de la délétion (zones AZFa, b, c ou d), la conséquence est différente sur la spermatogénèse:

En cas de délétion sur les zones (ou loci) AZFa et AZFb, la spermatogenèse est inexistante.
Les délétions sur le locus AZFc sont plus fréquentes. Selon l’étendue de la délétion, l’homme présente une azoospermie ou une oligospermie sévère. Dans ce dernier cas, une ICSI est possible ; il y a néanmoins risque de transmettre cette altération chromosomique si l’enfant est un garçon. 

 

Les altérations (délétions, mutations) peuvent être également recherchées sur d’autres chromosomes.

 

 

Recherche de mutations du gène CFTR :

Des mutations (un morceau d’ADN à la place d’un autre) sur le gène CFTR (cystic fribrosis transmemebrane conductor regulator) sont souvent observées chez les porteurs du gène de la mucoviscidose. Souvent dans ces cas on observe conjointement l’absence des canaux déférents.

Il convient alors de rechercher le gène de la mucoviscidose. En cas de présence de ce gène et dans l’éventualité d’une ICSI, il faut s’assurer que la conjointe n’en est pas porteuse pour éviter la transmission de la maladie à l’enfant.

 

 

 

bilan hormonal chez l'hommeEchographie de l'appareil génital masculin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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