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Bilan d'infertilité chez l'homme |
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Les analyses complémentaires sur le sperme
La spermoculture: Le sperme peut être mis en culture pour rechercher la présence d’éventuels agents infectieux. On considère qu’il y a infection lorsque la quantité de bactéries est égale ou supérieure à 1000 bactéries/ml. Les mycoplasmes et les chlamydiae sont recherchés grâce à des milieux de culture spécifique et des techniques appropriées (PCR pour les chlamydiae).
Le test de migration ou de survie des spermatozoïdes: Ce test permet d'isoler les spermatozoïdes mobiles et d'estimer leur survie à 24h. Ce test n'est pas réalisé en routine, mais uniquement lorsqu'il existe une anomalie importante du spermogramme. Il permet de faire un choix entre la direction du couple vers l'IIU (plus d'1 million de spermatozoïdes mobiles) ou la FIV (30 à 40% de spermatozoïdes mobiles). (En savoir plus: Test de survie des spermatozoïdes)
L'étude biochimique du plasma séminal: Le plasma séminal contient des molécules qui, selon leurs concentrations, permettent d’étudier la vitalité des glandes annexes (vésicule séminale et prostate).
Lors du spermogramme, certains paramètres (Volume, pH, viscosité/liquéfaction et couleur) permettent déjà d’apprécier l’activité de la prostate et de la vésicule séminale.
En cas d’insuffisance de la sécrétion vésiculaire, les paramètres peuvent être influencés de la manière suivante : - volume de l'éjaculat diminué - pH acide (inférieur à 7.4) - viscosité réduite - liquéfaction très rapide S’il n’y a aucune sécrétion vésiculaire ou une obstruction des canaux éjaculateurs, ces paramètres sont encore plus altérés (volume inférieur à 0.7 mL ; pH aux alentours de 6.4 ; éjaculat liquide).
En cas d’insuffisance de la sécrétion prostatique, les paramètres se comportent comme suit : - volume de l'éjaculat diminué - liquéfaction très lente, voire impossible
Les substances dosées dans le plasma séminal en vue d’une analyse plus poussée sont : - le zinc - le citrate (ou acide citrique) - les phosphatases alcalines - le fructose - la L-carnitine - l’alpha-1-4-glucosidase (ou alpha-glucosidase) Ces substances sont produites au niveau de zones spécifiques de l’appareil génital. Selon la substance affectée, on s’orientera vers la cause probable de la déficience spermatique.
Les marqueurs prostatiques:
Ce sont le zinc, le citrate et les phosphatases alcalines. Valeurs de référence : - Zinc : 2.5 µmol par éjaculat - Citrate : 52 µmol par éjaculat - Phosphatases alcalines : 1200 µmol par éjaculat Une diminution de ces valeurs indique une diminition de sécration de la prostate.
Les marqueurs vésiculaires:
Il s’agit du fructose (valeur de référence : 13 µmol par éjaculat) En cas d’obstruction des deux canaux éjaculateurs, on observe conjointement une absence de fructose et un pH acide et une absence de coagulation. Une diminution de la concentration en fructose s’explique par une réduction de la sécrétion vésiculaire. En cas de volume important, l’éjaculat peut être anormalement dilué.
Les marqueurs de l’épididymeCe sont la L-carnitine (valeur de référence : 650 µmol par éjaculat) et surtout l’alpha-glucosidase (valeur de référence : 60 µmol par éjaculat).
La recherche d'anticorps anti-spermatozoïdes: La présence dans le sperme d’anticorps anti-spermatozoïdes va causer l’agglutination des gamètes et fortement altérer leur mobilité et donc leur pouvoir fécondant.
Leur origine est souvent mystérieuse. Elle est parfois due à une infection chronique des voies génitales, des séquelles d’intervention chirurgicale sur les voies génitales, un traumatisme à l’occasion d’un sport (foot, rugby), le vélo peut aussi être en cause, mais la plupart du temps, il n’y a aucune explication.
Le test le plus simple consiste à doser les anticorps anti-spermatozoïdes dans le plasma séminal et la circulation sanguine.
Deux autres tests permettent de rechercher les anticorps fixés sur les spermatozoïdes et même la région où ils sont fixés: - le MAR test - le test aux immuno-billes (En savoir plus: le MAR test et le test aux immuno-billes)
Des anticorps anti-spermatozoïdes peuvent également être recherchés dans la glaire cervicale de la femme.
En cas d'anticorps anti-spermatozoïdes, l'insémination donne des résultats contradictoires, la FIV semble une technique plus adaptée; la localisation principalement sur la tête de ces anticorps, en empêchant la reconnaissance, la fusion, la pénétration des spermatozoïdes dans l' ovocyte orienterait plutôt vers l' ICSI.
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